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Après deux séances de préparation d’avant saison qui ne s’étaient pas déroulé dans les meilleures conditions, les ambitions étaient limitées pour l’ouverture du championnat IndyCar.
Dès la première séance libre, cela allait se confirmer. Nous n’étions pas dans le coup, car nous manquions cruellement de grip, surtout dans des conditions de faible adhérence. Pour couronner le tout, pas mal de petit soucis allaient polluer nos tentatives de faire progresser les choses, conséquences directes du manque de préparation dont nous avions disposé… Malgré tout, le premier enseignement de l’année allait concerner la donne pneumatique. Si par le passé, en ChampCar, les « options » (rouges) n’étaient pas toujours une grande réussite par rapport aux « standards », ce n’est plus le cas ! en effet, pour la séance chrono, dès la sortie des stands, je disposais d’une voiture avec un niveau de grip très élevé par rapport au reste du weekend, et l’auto se transformait : l’équilibre s’en trouvait trop sous-vireur, mais au moins je pouvais attaquer. Cela dit, le timing n’allait pas jouer en notre faveur, car dans mon tour de sortie, un vibreur se détachait et se retrouvait au milieu de la piste ! ceci n’étant pas une première, je ralentissais très nettement afin de ne pas « taper » dans le seul train de pneus utilisable en Q1. Cette fois, la direction de course allait pourtant décider ne pas mettre de drapeau rouge, et j’avais donc perdu mon opportunité d’extraire la quintessence de mes gommes… ce qui allait probablement nous couter une place dans le fast 12. Une mauvaise chose n’arrivant rarement seule, je me faisais littéralement torpillé en piste par Saavedra qui ne m’avait pas vu alors qu’il sortait des stands ! fin de séance et pas mal de travail pour l’équipe qui n’avait vraiment pas besoin de cela. Pour le warm-up, tout était dans l’ordre, et malgré une panne de radio, tout semblait fonctionner. Je testais la voiture pour la première fois avec le plein, et l’équilibre semblait correct. Malheureusement, j’allais commettre une petite erreur, en touchant le mur intérieur dans la chicane rapide, qui allait avoir d’énormes conséquences. Le petit contact allait casser la suspension avant droite, et ne pouvant ni freiner ni tourner, je percutais très violemment le mur de sortie. Le choc étant extrêmement fort, le châssis s’en trouvait endommagé, et mon retour n’allait pas se conclure en course…
Après cette très décevante fin à un weekend déjà bien compliqué, il va falloir mettre tout cela derrière. Une endurance avec Peugeot cette semaine, et nous serons de retour à Barber les 9 et 10 avril.
Seb.
Notes : pour le weekend, nous disposons de 6 trains de pneus standards (le premier doit être rendu après la première séance libre), et de 3 trains d’options (le troisième n’étant donné qu’avant la course). Pour la qualif, on ne peut utiliser qu’un train par segment.
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