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Après un résultat encourageant à Barber, le rythme effréné de ces dernières semaines ne se relâchait pas, avec Long Beach au programme. Tracé sur lequel j’ai eu énormément de succès, j’ai reçu un accueil vraiment sympa, et ce, malgré le fait que les espoirs de figurer aux avants- postes étaient assez faibles.
La météo allait être clémente pendant les trois jours, et nous allions pouvoir nous concentrer sur notre tâche, afin de faire progresser la voiture. Très rapidement, je retrouvais mes marques sur ce circuit très spécial, et nous nous retrouvions « bien » classé à la fin de la première séance libre. Un peu trop bien peut-être, ce qui n’allait pas nous aider pour le reste du weekend. En effet, au fur et à mesure des séances, il devenait assez clair que notre niveau de performance n’était pas suffisant, et je me retrouvais relégué dans les profondeurs du classement avant la séance qualificative. L’équilibre n’était une nouvelle fois pas le soucis : un peu de sous-virage, un peu de sur-virage, mais rien d’énorme. Non, notre problème restait le même que depuis le début de saison, un sérieux manque de grip… Pour couronner le tout, un écart absolument énorme entre les pneus options et les pneus standards allait une nouvelle fois se confirmer, et je dois avouer que lorsque l’on est déjà un peu en galère pour trouver du potentiel, et que en plus, on doit faire la qualif avec de pneus que l’on ne peut pas réellement tester avant, cela devient très vite super compliqué. Je m’élançais donc pour la qualif avec une auto qui semblait malgré tout cohérente, mais rapidement, mes espoirs de faire un truc allaient être balayés. Relégué à plus d’une seconde alors que j’avais déjà pas mal poussé dans mes limites, nous n’avions vraisemblablement pas assez compensé l’excès de sous-virage engendré par les pneus options. Et lorsque le drapeau à damier tombait, nous nous retrouvions 11ième chrono du groupe, loin de passer en Q2. Après cette nouvelle déconvenue, nous allions passer pas mal de temps à analyser la situation générale, afin d’identifier le ou les problèmes. Clairement, un test sur un banc dynamique s’impose, mais aux vues du calendrier, nous n’aurons jamais la possibilité d’y aller avant les courses estivales… alors, pour le warm-up, afin de nous donner des directions de travail, nous avions décidé d’assouplir très sensiblement les amortisseurs avants. Parti sur une piste un peu glissante à 9h du matin, le train avant était plus incisif que la veille. Cela n’était pas gratuit bien sûr, l’arrière ayant perdu un peu de stabilité, mais les chronos parlaient. Avec un 1:11.2s dans le dernier tour, je me retrouvais virtuellement 12ième et on pense avoir compris quelques petites choses. La course s’annonçait donc intéressante. Parti en option, je parvenais à dépasser Danica rapidement, et Matos dans la foulée. Simona et Marco était les suivants sur la liste, mais cela allait me prendre plus de temps. Entre économie de carburant et tentatives de dépassements, l’équilibre n’était pas simple à trouver. Assez à l’aise dans le virage 8, je parvenais à surprendre Simona, avant de m’attaquer à Andretti, qui dans un premier temps haussait un peu le rythme, avant de relâcher pour sauver de l’éthanol. Afin de mieux le surprendre, je le laissais croire que la situation me convenais en me faisant un peu oublier. C’est alors qu’en trois virages, je revenais dans sa boite de vitesse, négociais au mieux l’épingle, et grâce au push to pass, je parvenais à le dépasser au freinage du premier virage ! Prenant un peu le large, le premier stop se rapprochait, et notre course commençait à prendre une bonne tournure. Malheureusement, PT allait mettre Simona en tête à queue, et tout le monde allait ravitailler en même temps sous drapeau jaune. A la suite d’un bon stop de la part de mon équipe, nous étions bien parti pour conserver notre position, mais l’équipe de Marco allait être un peu plus rapide que nous, et il débouchait une demie voiture devant moi. Jusque là, pas de problème… sauf que, son équipe n’allait pas lui dire que j’étais à sa gauche, entre lui et le mur, ma roue avant devant sa roue arrière. Et lorsque Justin allait lui aussi déboucher de son box, Marco se déportait vers la gauche, me faisant taper le mur des stands, sa voiture en travers devant moi, fin de la course !
Avec un nombre incalculable d’incident par la suite, un bon résultat était une nouvelle envisageable. Il y a malgré tout du bon à retenir, avec une auto qui en course semblait assez compétitive suite aux modifications que nous avions faites pour le warm-up. Pour le Brésil qui aura lieu dans deux semaines, nous pensons continuer dans ce sens, en espérant continuer de trouver du grip à l’avant certe, mais aussi à m’arrière. Dans l’avion en direction de l’Espagne pour une séance avec Peugeot, ce weekend, nous serons aux préqualifs pour je l’espère un très beau rendez-vous. Seb.
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