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Sao Paulo : une histoire de volant !
Après un début de course intéressant à Long Beach, avec un niveau de performance en hausse, le weekend brésilien était attendu. Avec un planning sur deux jours, et ma non connaissance de la piste, nous savions qu’il allait être important d’avoir une auto compétitive d’entrée de jeu. La météo était clémente pour le premier jour, mais rien n’était moins sûr pour la course. Grâce à un re-surfaçage quasi-total de la piste, les chronos tombaient très rapidement. Environ 5s plus vite que l’an passé, le grip était très satisfaisant. A la suite de la première séance, il nous fallait juste trouver du train avant, pour nous hisser dans un possible top 10. Après quelques changements, on allait décider à nouveau d’utiliser un train de pneus options, afin de peaufiner l’équilibre de notre Dallara, et de mettre toutes les chances de notre côté pour rentrer dans les six premiers de notre groupe ! le seul problème persistant reste notre mise en rythme. Là où les voitures de devant mettent deux tours pour faire un chrono rapide, il nous en faut quatre ! mais une fois lancé, je me retrouvais à la lutte pour le meilleur chrono du premier groupe ! seule une petite erreur lors de la dernière épingle allait nous en priver… malgré tout, l’essentiel était assuré, et terminant quatrième de mon groupe, j’allais participer pour la première fois de la saison au « fast 12 ». Le seul bémol à la situation était que je n’avais plus de pneus neufs options pour ce segment, contrairement à tous nos concurrents, et malgré un bel effort, et plusieurs tours rapides, je signais le dernier chrono. Nous allions donc partir 12ième, mais tout le monde était satisfait, car pour la première fois de l’année, on avait pu se battre, et j’avais vraiment pris du plaisir au volant… Pour le dimanche, la météo s’annonçait donc des plus difficiles, avec de gros risques d’orages pour l’heure du départ. Après un warm-up à oublier, car nous avions fait toute la séance avec deux roues avant droites, je restais persuadé que nous pouvions faire un coup. Mais dès la mise en grille, la pluie se mettait à tomber, et les choses n’allaient pas s’arranger. Ayant gagné plusieurs positions au départ après un incident impliquant à nouveau Hélio, j’allais être victime d’une petite faute de Justin au restart. En effet, il allait toucher le vibreur intérieur au premier virage et partir en tête à queue à ma gauche, me forçant à prendre le vibreur de droite qui allait m’envoyer à mon tour dans une valse, et briser mon aileron avant. Après un rapide retour aux stands et changement de museau, je restais dans le tour du leader, avant que le drapeau rouge ne soit sorti, à cause d’un énorme orage qui allait avoir raison de toutes les tentatives de la direction de course… Reportée au lundi, la course allait donc reprendre à 9h. Mais là encore, la pluie allait à nouveau faire son apparition dès le tour de chauffe. Parti prudemment de la 19ième position, je me retrouvais 15ième après avoir mis les pneus pluie comme le reste du peloton. Mais tous nos efforts allaient être anéantis bien rapidement, quant au 21ième tour, je me retrouvais avec le volant dans les mains à l’entrée du virage 7. Je parvenais tout juste à arrêter la voiture avant les pneus, mais notre course était terminée ! Après analyse, il s’avère que les trois vis de fixation volant-moyeu étaient trop courtes, et elles ont fini par arracher les deux millimètres des filets qui les retenaient. Par chance, tout ceci est arrivé en première vitesse, et je n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si cela avait eu lieu à haute vitesse ! Après ces quatre premières manches en IndyCar, le bilan est plutôt moyen, même s’il semblerait que nous sommes sur la bonne voie. Il est temps de se concentrer sur le programme Peugeot, car dès ce weekend, nous serons à Spa pour défendre notre victoire de l’an passé !
Seb.
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