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Situé à quelques minutes de Birmingham en Alabama, la piste de Barber est un petit circuit avec beaucoup de dénivellation. Très typé moto, avec peu de lignes droites, le spectacle allait quand même être au rendez-vous avec de nombreux dépassements ! Pour notre part, après un weekend avorté à St Pete, il était important que je puisse trouver mes marques dans ce nouveau championnat pour moi. Le challenge pour cette épreuve s’annonçait compliqué, car après deux jours d’essais sur ce site, nous n’avions pas trouvé notre bonheur en terme de performance. L’équilibre n’était pas mauvais, mais nous n’arrivions pas à faire fonctionner les pneus correctement, afin d’avoir du grip.
Les deux séances libres du vendredi n’allaient pas nous rassurer. Nous restions toujours très loin du groupe de tête, et ce, malgré un setup bien différent du test… Les essais de principe allaient donc continuer tout le weekend. Les conditions étaient beaucoup plus chaudes que lors des essais, mais les problèmes étaient les mêmes : un train arrière très limite sur les entrées, et un train avant pas assez directif au milieu. Clairement, tout le monde semble se plaindre des mêmes défauts, mais les proportions ne sont pas identiques partout. Avec plusieurs drapeaux rouges en primes, les séances de travail ne ce sont pas montrés très productive, et nous entamions la dernière libre de 20 minutes un peu dubitatif. Afin de mettre toutes les chances de notre côté, j’avais décidé de passer un train de pneus standards et un train de pneus options. Malgré cela nous restions assez loin, et il restait clairement bien du chemin avant de pouvoir prétendre au fast six (la Q3). La qualif allait donc être assez courte pour nous. Un petit run et puis c’est tout… pas très loin du sixième de notre groupe, mais mon 1:12.6s était tout ce que je pouvais faire. Dixième du second groupe, j’allais prendre le départ vingtième ! La course s’annonçait longue et difficile, après un warm-up qui ne révélait pas d’amélioration notable, et des températures qui s’approchaient des 30°C. Dans ce contexte un peu délicat, l’objectif numéro un était de faire des kilomètres, de finir la course et de prendre du plaisir. Une fois le départ lancé, et après quelques incidents, plusieurs stratégies étaient en place. Ceux qui allaient tenter de faire la course en 2 stops, en sauvant beaucoup d’essence, et les autres. Je m’attelais donc à rouler en utilisant un minimum d’éthanol, sans toutefois oublier de progresser dans le classement. Etonnement, je me trouvais un peu plus compétitif que prévu (en pneus options tout du moins), et je parvenais à dépasser quelques concurrents grâce à mon seul point fort du weekend : le freinage du virage 5 (l’épingle). Une fois les choses un peu stabilisées, je souffrais d’une forte dégradation des pneus arrières, et la fin de mon premier relai ce révélait très dure. Ma plus grosse surprise fut de ne pas être en mesure de m’arrêter après nos adversaires, malgré mes efforts d’économie de carburant. Pour le second relai, il fallait mettre un train de pneus standards, et les choses allaient sérieusement se compliquer. D’un seul coup, ma voiture allait perdre énormément de grip, et en plus, on touchait par terre de façon anormale, dur, dur… heureusement, une série d’incidents allait résumer ce relai à peu de tours sous drapeau vert. Toutefois, je me faisais un peu chahuter dans le peloton électrique, et perdais un peu pied. Finalement, la course reprenait, et une énorme bagarre commençait, car Danica Patrick, bien placée, était en train de complètement perdre ses pneus qu’elle n’avait pas changé au stop précédent. Du coup, une dizaine de voiture dont je faisais parti, allait se retrouver bloquées, et les grandes manœuvres allaient commencer. Dans l’histoire, je tentais tant bien que mal de garder ma voiture en un seul morceau, et de ne pas perdre de positions. Mais à un moment, toujours au freinage de l’épingle, étant attaqué, je retardais mon freinage au maximum, mais dans un même temps, l’avant du groupe freinait bien tôt, et je me retrouvais roues contre roues avec Sato. Après un petit contact, ma voiture n’était plus pareil, mais j’étais enfin juste derrière Danica et deux tours plus tard, je pouvais finalement la dépasser et tenter de revenir sur mes adversaires. Une chasse de 15 tours allait me voir revenir au contact de Kimball, sans toutefois pouvoir tenter un dépassement. 11ième au final, toute l’équipe était satisfaite, les objectifs était remplis, même si de mon côté, je pense qu’avec un peu plus de réussite aux restarts, nous aurions pu finir dans le top 8… Position que décrocha très brillamment Simon, pour sa première apparition en IndyCar.
Après quelques jours de repos, je me prépare pour Long Beach (ce weekend), en espérant que petit à petit nous réussissions à gagner du terrain sur les leaders. Seb.
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