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Nouvelle année, nouveau programme, nouvelle voiture, nouveau moteur... et oui, tout est neuf, sauf moi, fidèle au poste. Après un hiver particulièrement délicat, notamment suite au retrait de Peugeot, les perspectives sont intéressantes avec Dome en endurance et Dragon Racing en IndyCar. Pour mon retour à plein temps aux US, les défis ne manquaient pas, au point qu'à la veille de la course, je n'étais toujours pas sûr de pouvoir participer à l'ouverture du championnat ! Avec trois heures d'essais dans la voiture de Katherine en guise de préparation, je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre ! Finalement, après une nuit presque blanche pour mon équipe, le moteur était en place le vendredi à 3h du matin, et nous étions prêt à démarrer pour la première séance libre officielle de l'année. De retour dans notre maison de St Petersburg depuis peu, j'allais donc être le local de l'étape, mais vu les circonstances, il semblait de bon ton de traiter cette première comme une séance d'essais grandeur nature...
Tout allait très vite se passer pour cette journée du vendredi. Une météo idéale nous attendait, et à la surprise générale, nous allions participer sans problème majeur aux deux séances libres. Montant en puissance de façon régulière, nous semblions pouvoir entrevoir un niveau de performance tout à fait honorable. La base de l'auto était saine, il nous fallait juste trouver du grip sur le train avant pour continuer de progresser. Neil (mon ingénieur) étant parvenu à me donner juste ce qu'il me fallait, la dernière libre allait se dérouler de la meilleure des façon. Dans le top 10 pendant un très long moment, il semblait même possible d'envisager un fast 12 pour notre toute première épreuve ! Malheureusement, la qualif allait être d'un tout autre ton : une fois les pneus options montés sur ma Dallara n°7, l'auto devenait extrêmement sur-vireuse (grosses glisses de l'arrière) en entrée de virage. En plus, Marco partait des stands et me bloquait lors de mon deuxième tour chrono. Pour finir, en tentant d'améliorer en toute fin de séance, je terminais dans un échappatoire et calais en essayant de repartir ! Ayant perdu mes deux meilleurs chronos dans la manoeuvre, je me retrouvais bon dernier sur la grille. La course s'annonçait difficile. 100 tours étaient au programme et après un warm-up semi humide à 8:30 du matin, je savais qu'il n'allait pas être facile de remonter, car le moteur Lotus est encore au tout début de son développement, et il nous manquait 5mph en bout de ligne droite... A ma grande surprise, le début de course n'allait voir aucun safety car : où sont-ils quand on en a besoin ? Comme prévu, il était quasi impossible de dépasser, surtout les voitures équipées d'autres moteurs, et la journée s'annonçait longue, jusqu'à ce que plusieurs drapeaux jaunes viennent chambouler le déroulement de la course. A la première occasion je profitais d'une piste dégagée pour signer le huitième chrono en course, et après un troisième relais appuyé, je parvenais à me hisser au huitième rang. Cela commençait à sentir très bon, car je n'avais plus besoin de ravitailler, et mon rythme était correct. Mais l'histoire allait en décider autrement quand mon moteur s'arrêtait soudainement à la suite d'un problème entre le capteur d'accélérateur et le boitier de contrôle moteur.
Après ce premier weekend de l'année, il est clair que la saison ne sera pas simple, surtout en course où la puissance moteur nous fait pour le moment cruellement défaut, mais il y a de gros points positifs. Sans la moindre préparation, nous avons réussi à être le meilleur des Lotus, ce qui est notre premier objectif jusqu'à ce que le programme de développement évolue.
Rendez-vous à Barber ce weekend pour la seconde manche de l'IndyCar. Seb.
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